Présentation.

Présentation.
Le pacte d'amour



Résumé :

Abélia a 16 ans lorsqu'elle emménage dans une petite ville avec son père, vus la séparation entre ses parents. Mais c'est dans ce même village qu'elle rencontra un garçon de son age particulièrement insolite, qui mène une vie singulière. Mais qu'est-ce qui se cache derrière cette curieuse personnalité, remplies de surprise ? Abélia le saura assez vite, sans en venir à croire qu'elle est complètement folle, dépourvus de la circonstance assez inhabituelle.

Percera-t-elle les secrets d'un tout autre monde ou est-ce seulement son incroyable imagination qui lui joue des tours ?



HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHPROLOGUEHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH




Je voudrais bien être persuadée que ce n'était que des âneries, qu'il se moque sans ambages de ma personne, mais je ne réchappai pas à l'envie de courir comme une dingue et de fuir la vérité. Malgré l'irréaliste dans cette obscur histoire, je le crus sans en ressentir un moment de folie en moi. Il y a quelques mois, j'aurais probablement eu de la difficulté à en être persuadée, mais après m'être familiarisé avec ses étranges habitudes, je n'eus d'autre choix que de laisser le réaliste de côté. Dans la pénombre obscur de la forêt, je suivais ses pas, nonchalant, n'ayant absolument aucune idée de l'endroit où pouvait-il m'emmener. Je laissai ma crainte de côté pour laisser apparaître sur mes lèvre un sourire euphorique se dessiner peu à peu. Mais c'était quand il fit volte-face que je me raidis, observant sur son visage une moue étrangement trop fébrile à mon goût.

Malgré les dangers hasardeux, je n'arrivais pas à regretter mon choix, bien que ce soit la meilleure solution, pour moi et pour lui. Il restera sans aucun doute irrévocable.

_____________________

Personnage principals

Abélia Lavoix --> Kristen Stewart
Emmanuel Lacourt --> Robert Pattinson
Avana Lacourt --> Ashley Greene
Calleb Rossoll --> Taylor Kitsch
Ryan Milton --> Jesse Spencer

Personnages secondaires

Serge Lavoix --> Dennis Quaid
Olivia Kurey --> Emily Browning
Sebastien Granger --> Hayden Christensen


Coup De Coeur
Coup de coeur

# Posté le dimanche 03 août 2008 19:16

Modifié le vendredi 08 août 2008 08:38

# 1

# 1


Après mûres réflexions, changer d'école n'allait pas être si funeste que je ne le craignais. Quitter mes amis pour loger dans une petite maisonnette que je surnommais avec grand plaisir, une grange, ne serait pas tout aussi dramatique. J'aurais bien aimée en être persuadée, mais ma conscience n'était que plus palpable, sans l'offensée. Je déteste irrévocablement le premier jour d'école. Les gens se croient permis de nous reluquer sans gêne, nous scrutant sans permission, interdits. Si nous avions le malheur de faire une modique ineptie, nous en entendrions parler jusqu'à la fin de notre pauvre vie. Non, je ne l'ai jamais réellement vécu, mais j'ai assez navigué de livre en livre pour en être intégralement persuadée. À chaque fois, c'est le même scénario !
Et c'est l'idée de mon père, tout ça ! Alors que nous étions paisiblement installés dans une placide maison, il a tout bonnement décidé d'emménager dans un piètre village – abandonnée, que j'aime bien lui donner le nom, malgré que le paysage soit à couper le souffle. J'aurais, cela dit, de nouvelles et meilleures fréquentations et ça me fera bienfait de changer d'air, qu'il a dit de sa voix pleine de sous-entendus. Vous voyez le genre ? Bref, tout ça pour dire que je déteste irrévocablement le premier jour d'école ! Mon évanescente ancienne demeure ne reste plus qu'à être effacer de ma mémoire, à mon grand accablement. Inutile de garder espoir, mon père chérie cette grange comme si elle était un bijou de valeur. Je ne vois absolument pas de quel vision il la reluque, mais j'en dédis que c'était peut-être plus de souvenirs que d'admiration : il habitait cette maison, lorsqu'il était jeune et avait prit plaisir à me raconter son tendre enfance, me dévoilant des pièce «cachées» de la maison. Un placard à balais est si fortement camouflé ! Mais je réussis à ne pas grogner que pour lui faire satisfaction, pour ne pas le blesser, en d'autres termes. Il aimait bien trop communiquer avec une muette. Il me surnomme comme tel vus mon manque de parlotte. Je ne suis pas du genre à toujours vouloir socialiser avec mon père, quand même. Et ses trucs, il peut se les garder pour lui. Mais il m'a si bien élevé que je ne réussis jamais à le faire taire avec rigidité. Il ne fallait tout de même pas vexé un visage si enfantin, si assouvi de communiquer avec sa petite fille.
C'est donc, avec un grand soupir, que je regagnai ma chambre avec acharnement, les pas lourds. Dans deux misérables jours, ce sera le grand jour, malheureusement. Déjà, les battements dans ma poitrine semblaient accélérer le rythme, rien qu'à y penser. Et c'est sur ce que je me promis de ne plus y songer jusqu'à ce que ce jour se manifeste. Bien. La conscience rassasiée, je me jetai de tout mon long sur mon lit, chassant les mauvaises idées de fuir la ville à pied de mes songes.
Ce soir là, j'eus beaucoup de difficulté à fermer l'½il, à ne penser qu'à sombrer dans un sommeil qui allait m'éviter de trop penser et d'angoisser pour un tout petit rien comme tel. Mais j'ai finis par aboutir à un somme profond après plusieurs heures de méditation.

***

Je déteste avoir à obéir à mon père, mais cette fois-ci il se montra beaucoup trop insistant. À croire qu'il m'avait préparer secrètement une surprise, mais à mon grand enchantement, ça ne l'était pas. Si ça aurait été le cas, j'aurais eu droit aux chandails de laine de papa, bien qu'ils soit assez confortables.
J'étais à l'instant dans sa camionnette rouillée noire, tant que l'on aurait dit un brun assez hideux, regardant par la fenêtre la forêt sans fin. Il empruntait souvent ce chemin pour rejoindre son amie d'enfance, Leyta Collins. Soit qu'il est complètement enjoué à l'idée de la revoir enfin, soit il sort secrètement avec elle. Cela me rendait complètement indifférente puisqu'entre lui et maman, ce n'est pas du tout la joie. Lorsqu'ils se hurlaient dessus, j'aurais juré entendre quatre voix tellement ils se coupaient la parole. J'aurais mis ma main au feu que l'assiette qui s'était fracassée sur le sol, c'était ma mère qui l'avait lancée de toutes ses forces sur Serge, mon père. Mais ils m'ont rassurés que celle-ci avait été accroché par le bras de mon père. Non, de ma mère. Une autre dispute avait été déclenchée à ce moment précis. L'amour fou, ces deux-là !
Je soupirai à l'idée de devoir obligatoirement sourire à cette femme que je ne connaissais même pas, pour raison que : « Chérie, je ne te laisserai pas seule à la maison dans de pareilles circonstances ! C'est bien trop dangereux, il y a un tueur, dans les parages !» Oui, un tueur. Plusieurs meurtres ont été commis ces derniers temps et la plupart des victimes se trouvaient à être des enfants. Je dois avouer que ça m'inquiétait un tantinet, mais pas à devoir entrer dans les culottes de mon père, quand même ! Cela va de soit !
Soudain, regardant par la fenêtre, j'aperçus trois adolescents randonner dans les chemins terreux de la forêt. Nous ne fument pas assez proche pour distinguer quoi que ce soit de leur apparence, mais c'était bel et bien des jeunes qui déambulaient dans les bois.
Mon père, une moue inquiète au visage, posa un regard curieux sur ceux-ci et hocha le menton, soupirant son exaspération, comme pour dire « Ah ! Les jeunes d'aujourd'hui !»
- Abélia, ouvre ta fenêtre, m'ordonna-t-il, ne lâchant pas de vue le trios de jeunes.
Abélia. Je déteste mon prénom. Franchement, un nom de fleur pour une humaine ! C'est quoi, cette folie ?
C'est ma mère qui l'avait choisit avec amour, qu'elle m'a dit de sa voix si entrainante, car cette fleur représente ce sentiment, pour elle. Elle est d'ailleurs sa sorte favorite.
Plissant le front, je lui demandai pourquoi avec des accents des plus mélancoliques..
- Je voudrais communiquer avec eux.
Houlà ! Ça, pas question ! Ils sont probablement des élèves de l'école, ils ont à peine la même age que moi. Je ne tiens personnellement pas à être ridiculisé par les sermons de mon pauvre père. Je refusai donc, sereine.
Il grogna, reposant la question avec plus de sévérité. S'il croit me faire peur comme ça, il se met le doigt dans l'oeil ! Je croisai les bras, regardant droit devant moi, tout à fait paisible, certaine qu'il allait céder. Mais céder si facilement serait trop demandé pour Serge, cela dit.
Soudain arrivée assez proche d'eux, il freina durement pour s'étaler sur moi, essayant ainsi d'ouvrir la vitrail, évitant mes protestations et mes légers coups sur ses doigts.
- Papa, arrête ! Chuchotai-je, insistant le regard, continuant mes maladroites claques sur sa main.
Il fit la sourde oreille et s'entêta à ouvrir la bouche, haussant la voix pour qu'ils puissent bien l'entendre.
Je me tapai aussitôt le front, embarrassée et regardai ailleurs que sur eux, question qu'ils puissent pas m'identifier. Pourquoi n'avais-je pas choisis de passer les semaines chez maman ?
- Eh ! Les enfants, approchés donc, un peu ! Leur demanda gentiment mon père de sa voix grave.
Qui sait, peut-être vont-ils partir à toutes enjambés pensant que cet homme soit le meurtrier ? En espérant, je me croise les doigts !
Et c'est alors que les trois adolescents s'approchèrent sans crainte, confiants. Je ne devais pas oser le regard sur eux, mais ce fut plus fort que moi. Simple et sale curiosité ! Mais je ne regrettai en rien mon geste, lorsque je les distinguai. Ce petit trio comptait deux garçons et une fille. Ils se ressemblaient tous, malgré certaines différences qui sautaient aux yeux.
La jeune fille avait une fine silhouette et dotait de yeux incroyablement vert, tel les feuilles d'arbres en été. Elle était assez frêle, mais semblait droite et plus vieille que les autres. Ses cheveux faisait des courbes dans son dos et se trouvaient à être noirs comme de l'encre. Elle était tout simplement sublime.
- Que faites-vous, dans cette forêt ? Demanda mon père d'une voix calme.
L'un des deux garçons ouvra la bouche.
- Nous nous promenions, expliqua-t-il de sa voix grave, mais jeune.
Celui-ci avait les cheveux assez long, jusqu'aux épaules, à vrai dire et ses yeux aussi dotait d'un vert éclatant, époustouflant. Il était assez costaud et adoptait de larges épaules. Sa peau était bien plus foncée que les deux autres qui possédaient de couleurs assez livides.
- Faites attention, les jeunes, il y a un tueur, dans les parages. La police n'a aucune indice d'où proviennent ces soudaines disparitions... ces meurtres. Prenez gardes, avertie mon père, inquiet.
Je ne sais pas pour eux, mais il réussit à faire déclenchée sur mes bras des frissons. J'eus la frousse, soudainement.
- Nous sommes au courant, Monsieur, confirma l'autre garçon d'une voix si grave et douce à la fois.
Il a aussitôt attiré mon attention.
Il semblait le plus aimable de la bande, le plus polie. Il affichait un sourire courtois sur son visage, contrairement aux deux autres qui paraissaient sur leurs gardes, méfiants. Il possédait de magnifique cheveux cuivrés, entremêlés avec habilité et des yeux magnifiquement bleus que nous nous aurions crus devant l'océan. Il dotait d'un corps assez bien entretenus et lui, comme la jeune fille, avait la peau pâle, mais celle-ci était bien plus frappante dépourvus de sa chemise noir. Ses vêtement étaient magnifiquement agencés avec la couleur de sa peau.
Et c'est alors que je me rendis compte à quel point mon regard était insistant à son égard et c'est lorsqu'il se racla la gorge que je me détournai embarrassée, mordillant maladroitement ma lèvre antérieur.
- Allez, sales frimeurs ! Rigola mon père, faites de l'air ! Et surtout, faites attentions !
Et les dit « sales frimeurs » lui sourit, puis reprirent leur route, non effrayés par son histoire d'épouvante qui était bel et bien réelle. Et c'est là que je crus bon d'en être un tantinet effrayée, question de manier un peu mieux mon instinct de survie. Un tueur en liberté assez intelligent pour cacher toutes preuves possible déambule dans les rue d'Oroville.
Mon père remit le contact et c'est en silence que nous continuâmes notre route vers Leyta, la sublime brune de mon père.

________________

Alors, n'hésitez pas à laisser votre opignon ! Qu'elle soit bonnes ou mauvaises, moi, ça m'importe peu. Je ne veux que m'améliorer, après tout ! Et je sais que les débuts d'histoires sont lassantent, mais ne vous inquietez pas, l'action ne tarde pas !

Alors, Mercii && Bizouee <3

# Posté le dimanche 03 août 2008 22:49

Modifié le lundi 04 août 2008 18:12

Tagué.

Tagué.
J'ai été tagué par Fic-Twilight ! Les règles du tague sont simples. Si on nous tague, on dois écrire le réglement et 7 choses sur nous. On devient par la suite tagueur et dois à notre tour taguer 7 personnes et les énumérer sur notre blog. Ce que vous avez tagués, vous les prévenez par com.

7 choses sur moi :

- J'ai un prénom de voiture -.-'
- J'ai pas vue mon père depuis 8 ans :(
- Je vie dans une petite ville dont presque personne ne connait l'existance. xD
- J'suis Canadienne :)
- Euh... J'adore l'écriture ! [Sans blague ?! xD]
- J'adore le surnaturel.
- J'ai rien d'autre d'interessant à raconter de ma vie xD


Je ne tague personne parce je déteste particulièrement me faire tagué =)

# Posté le lundi 04 août 2008 08:49

# 2

# 2



Comme je l'avais prédis, la soirée c'est passé malencontreusement ennuyante. J'étais contrainte à maintenir une politesse remarquable et eut droit à trois vieux films, que j'ai visionnée complètement seule, pendant qu'eux, riaient aux éclats dans la cuisine et discutait de tout et de rien de leur minable vie. Mais ça m'a permis de repenser aux trois jeunes de la forêt, me questionnant sur le pourquoi se promenaient-ils dans les bois quand un meurtrier rôdait dans les parages. Moi, à leur place, je barricaderais la porte et resterais enfermée en compagnie de mon père. Mais ces jeunes paraissaient ne pas être effrayés par les soudaines disparitions et meurtres depuis certains temps. Il avait même l'air un peu trop au courant. Cela à aussitôt éveillé ma curiosité et j'espérais maintenant les apercevoir dans l'école, demain.
Mais lorsque que je pensai le mot « demain » et « école » je suis aussitôt mise à angoisser et mon rythme cardiaque avait accéléré. Un n½ud se forma peu à peu dans mon estomac. Je déteste ce sentiment !
C'est alors que je sortis mon lecteur CD pour enfin entendre la mélodie apaisante de Yiruma avec son chef-d'½uvre River flows in you. J'ai toujours rêvée de jouer du piano, mais lorsque j'ai tentée une note sur cet sublime instrument, j'ai sus que cette voix ne me correspondait pas du tout.
Et c'est, les écouteurs dans les oreilles, que je m'endormis, méditant toujours sur ces trois étranges personnes faisant résonner des soupçons dans ma tête.

Une lueur bleuâtre, mais vive, me réveillai doucement, comme si elle craignait de me faire perdre les plombs. Et elle avait tout à fait raison. Ce jour est arrivé et c'est en gémissant que je me retrouvais maintenant par terre, enroulé par ma couette. Je me débattis avec spoliation avec celle-ci et après quelques minutes de bataille, je réussis à la vaincre, haletante. Tu parles ! Ma journée commence très bien !
Je me rendis aussitôt dans la cuisine, anxieuse, habillée et peignée. Enfin, peigner est un grand mot. J'avais une couche assez épaisse de cheveux et ça me prenais bien plus qu'une seule minute à les lisser. Je dois dire que ma tignasse brune à un assez gros caractère !
Après avoir accomplis ma routine matinal, je me dirigeai, le pas nonchalant, vers l'école. Je devais calmer mes tremblements et fait taire les battements inutilement trop fort dans ma poitrine. Après tout, je ne vais pas mourir ! Enfin, si, mais en d'autres termes, voilà tout. Et si jamais je les recroisent ? Dans un sens, je le souhaitais drôlement plus que nécessaire, mais une autre partie de moi le refuse et s'entête à ne parler à personne d'autre qu'à moi-même. Mais cela se révélerais bien trop terrifiant pour les élèves, le premier jour de classe, certes. Je vais me contenter que d'improviser au fur et à mesure que les secondes s'écouleront. Juste à penser que les minutes de cette journée vont s'écouler terriblement lentement, j'eus une boule dans la gorge.
Je ne suis qu'une folle ! Avoir d'avantage peur d'un simple petit premier jour d'école que d'un meurtrier qui s'attaque aux enfants. Pathétique !
Arrivée dans la cours d'école, j'aperçus plusieurs regards curieux se poser sur moi. Je les évitait sans peine et regardai droit devant, essayant d'avoir une allure assez acceptable – cela se révélait bien plus difficile que je ne l'imaginais - tripotant maladroitement la fermeture éclaire de ma veste. Décidément, la journée s'annonçait sublime !

J'étais maintenant assise seule à une table à manger de la cours d'école, admirant le magnifique paysage qui s'offrait à moi. J'avais beau parler en mal de cette petite ville, mais le spectacle de la nature n'était que plus impressionnant. Des hautes montages, que le soleil reflétait à merveille. Et la forêt semblait enchanter tout les randonneurs et les passionnés de la nature. Et le lac, que dire de lui ? J'avais certes l'intention d'aller faire une promenade au bord de celle-ci que pour rêvasser, méditer.
- Magnifique, non ? Dit une voix masculine, derrière moi.
Sursautant, je me retournai à toute vitesse, identifiant l'un des garçons de ma classe qui se trouvait à côté de moi, en cours de moral. Il possédait de cheveux brun, court et des yeux noisette. Il était assez fin et fluet, mais semblait adopté une certaine force.
- Euh... Oui, bafouillai-je en reposant mon regard au point de départ.
Après quelques secondes de silence embarrassantes, il décida de prendre la parole.
- Je peux m'asseoir ?
J'acquiesçai d'un bref sourire, me déplaçant vers la droite, lui laissant le maximum de place à mes côtés. Dans les petites écoles, les rumeurs sont vite forgées !
Continuant à mordiller dans mon sandwich, je l'observais timidement du coin de l'oeil.
Je sursautai lorsqu'il a enfin finit par oser une phrase.
- Je m'appelle Jonathan, et toi ? Sourit-il, me tendant sa main.
- Abélia, finis-je par soupirer, timide.
Il plissa le front. Non, s'il-te-plait !
- Comme la fleur ! Se réjouit Jonathan d'un sourire scintillant.
Je soupirai, acquiesçant, mais celui-ci ne sembla pas offusqué par mon exaspération. Même qu'il n'a pas eu l'air de le remarquer.
- Alors, tu te plais bien, ici ? Demanda-t-il avec enthousiasme.
Je pinçai les lèvres. Inutile de lui mentir, ça ne servira à rien.
- C'est compréhensif si je te disais m'ennuyer de mes anciens amis ?
Il imita une moue de sympathie désagréable, puis prit une énorme bouché de son sous-marin. J'en venais à me questionner du comment il faisait pour avaler tout ça en même temps sans que tout ça n'envahissent le sol.
- Ouais, je comprend, conclut-il, la bouche pleine, marquant même de m'envoyer un morceau de salade dans l'½il.
Malgré sa maladresse, je le trouvai à l'instant assez sympathique.
Je ris lorsqu'il s'excusa, tentent de nettoyer le dégât.
Après avoir finit entièrement son sous-marin, il s'attaqua à son gâteau au chocolat. Mais où mettait-il toutes cette nourriture avalée, nom de Dieu ? Souriant, je continuai à regarder l'horizon d'un ½il admiratif et rêveur. Mais lorsque j'aperçus deux élèves rigoler ensemble, mon sourire s'effaça à l'instant pour laisser place à la curiosité.. Pas n'importe quels élèves, non, mais ceux d'hier, de la forêt. Les deux garçons. Je les observais attentivement, ne manquant pas aucun de leurs mouvements. Mais où était la jeune fille ? Aucune trace d'elle dans les parages.
Mais lorsque le regard du plus jeune des deux croisa le mien, je ne pus m'empêcher de détourner celui-ci, effrayée. Pour quelle raison ai-je peur ? Il ne c'est pas montré agressif, envers moi. Il n'a même pas daigné me reluquer de façon exagéré. Me mordillant la lèvre, je regardai mes doigts, les trouvant soudainement très intéressant.
- Le brun, c'est Calleb Rossoll et l'autre là, le roux, c'est Emmanuel Lacourt. Ce sont des amis depuis leur enfance et la fille qui se tient habituellement avec eux, la compagne de Calleb, c'est Avana Lacourt, la soeur d'Emmanuel, m'informa Jonathan, apercevant mon regard trop insistant à leur égard.
Je n'ai absolument rien compris à ce qu'il a dit là, mise à part leur nom accrocheur.
- Euh... Alors, Emmanuel et Avana sont frère et soeur, c'est bien ça ? Demandai-je, complètement désorienté par la vitesse qu'à prit Jonathan pour tout m'expliquer.
Il acquiesçai et rajouta le reste de l'information qui resta, cette fois, forger dans ma ma mémoire.
Je n'osai plus les observer de peur de croiser le regard d'Emmanuel, je crois, mais je suis bien trop curieuse pour respecter mon engagement. Ils étaient assis sur un banc, discutant maintenant de choses sérieuses, on dirait. Leur visage était solennelle mais leurs paroles m'échappèrent. Je ne réussissais à peine qu'à entendre du charabia et des marmonnements. Je me concentrai de plus en plus sur leur lèvres, plus particulièrement à celles d'Emmanuel espérant arriver à lire sur celles-ci. Sans résultat valable, je dois dire... Mais lorsque je remarquai à quel point j'avais l'air idiote, je me redressai, puis prit une gorgée de mon jus, marquant de m'étouffer avec.
- Ne me dis pas que toi aussi tu as craqué pour Emmanuel Lacourt ? Exaspéra Jonathan, un mince sourire aux lèvres.
Ça m'a pris plus de temps que je ne le croyais à me ressaisir et à comprendre le sens de sa phrase qui semblait frôler le ridicule.
Plissant le front, je rétorque :
- Absolument pas ! Il est simplement assez... beau.
Je n'arrivais pas à croire que j'ai pus lui avouer ceci, un inconnus. Mais quelques sous-entendus dans sa phrase m'irritai, m'intriguai.
Il roula les yeux, exaspéré. À croire que je n'étais pas la seule à trouver sa beauté frappante. Mais de là à tomber amoureuse d'un coup de tonnerre !
Je décidai en vain de céder mon examen et de porter mon regard sur autre chose que sur eux.
La cloche finit par sonner, coupant ainsi notre conversation assez peu intéressante, cela dit. À ce moment, une voix à résonné dans ma tête « Sauvé par la cloche ! » Que cette expression porte bien !
Jonathan s'est donc porté volontaire pour m'accompagner à mon prochain cours : Science Naturel.
Arrivé dans la classe et enfin débarrassé de Jonathan, je m'assis, perplexe, à ma place, constatant la présence d'Avana et de Called, mais aucune trace d'Emmanuel, le plus jeune et sans doute le plus beau. Il n'était probablement dans aucun de mes cours, à bien y penser. Mais c'est lorsque je pensai ces mots qu'un garçon passa sereinement la porte. Emmanuel se trouvait donc dans mon cours de science...
Lorsque son regard bleuâtre croisa le mien, je le détournai aussi pour me concentrer, une fois de plus, sur mes doigts. Il vint s'asseoir souplement à un pupitre à l'avant de la classe, loin de moi.
Le professeur donna naissance à son cours et c'est avec allégresse qu'il s'immobilisa devant moi, me souriant comme un niais. Je levai doucement la tête vers lui, me renfonçant dans mon siège, intimidée.
- Alors, c'est donc toi, la petite nouvelle ! Je te prierais de te présenter à la classe, m'invita-t-il d'un sourire éclatant.
Il ne se doutait certes pas à quel point je le haïssais, en l'occurrence !
Mais c'est avec acharnement que je me présentai à la classe, mais aussitôt que je prononçai mon nom de famille, Emmanuel et compagnie s'est figé. Ça m'a complètement décontenancée et j'ai alors oubliée de parler, me concentrant sur sa réaction.
Le professeur me fit rasseoir, me rajoutant de ne pas m'inquiéter et que l'angoisse était dans le coup. Je me rassis donc à une vitesse hallucinante, comme si mes jambes venaient de me lâcher. Ça y ai, j'ai réussis à me ridiculiser devant la classe entière, la première journée d'école. C'est le chaos !

Tout les élèves se sont arrêter devant le seuil de la forêt, écoutant les règlements que lançait le professeur. Nous devions randonner dans la forêt en équipe comptant deux personnes et nous devions rester dispersés. À l'aide du manuel du guide de la fleur, nous devions trouver les fleurs demander dans le livre afin de mener une expérience. Évidemment, j'ai eus droit au « Ah ! Moi je viens de trouver une Abélia ! » Sales comiques ! J'en voulus donc à ma mère de m'avoir baptisé ainsi.
Soupirant, je m'assis sur un tronc d'arbre, attendant qu'un élève assez aimable pour accepter de travailler avec moi, mais hélas, tous avait un coéquipier, sauf un... Non, pas lui, pitié ! Emmanuel se trouvait également seul, regardant la forêt, mais il finit par poser un simple regard sur moi, puis s'approcha d'un pas lent et pessimiste vers moi. J'étais désespérante à ce point ? Je finis par me mettre, titubante, sur mes pieds, puis m'immobilisa devant lui, lèvres pincées.
- Comme on se retrouve... rigola-t-il, comme pour détendre l'atmosphère.
J'acquiesçai, surprise qu'il m'eut adressé si gentiment la parole.

# Posté le mardi 05 août 2008 10:32

Modifié le mardi 05 août 2008 21:11

# 3

# 3


- Comme on se retrouve... rigola-t-il, comme pour détendre l'atmosphère.
J'acquiesçai, surprise qu'il m'eut adressé si gentiment la parole.


Nous avons finit par s'aventurer dans les bois, côtes à côtes, à la recherche de la fleur de lis. Nous n'avions échangés aucune parole excepté pour informer l'autre notre trouvaille. Le silence était loin d'être embarrassant, dans un sens. Le vent qui soufflait dans les feuille des arbres et le chant majestueusement merveilleux des oiseaux apaisaient l'atmosphère.
Emmanuel semblait très habile, niveau orientation et équilibre, tant dis que moi, je me suis étalé de tout mon long sur le sol terreux. Mon chandail était fichu ! Mes aptitudes en randonné mettait alors ses fins à cet instant. Pourtant, j'adore la nature. Les surprises qu'elle nous réserve, sa beauté incomparable... Rien qu'à y penser, mes muscles se décontractèrent et je me sentis beaucoup mieux, oubliant ainsi la présence futile, à cet instant, d'Emmanuel.
Mais je ne pouvais complètement oublier sa présence, puisqu'il en mettait plein la vue dans cette forêt. Il s'agençait si bien à son décors...
- Abélia, ne bouge surtout pas, chuchota-t-il, regard derrière moi.
Mon c½ur eut aussitôt un rater lorsque cette phrase s'est proférée dans le silence apaisant de la nature. Ses yeux océans étaient ouvert largement assez pour me prouver que, derrière moi, ce trouvait quelque chose d'épouvantable. À peine qu'il eut prononcé ça phrase, je ne pus m'empêcher de faire volte-face. Les battements de mon coeur ont aussitôt cessés de cogner dans ma poitrine et c'est, le souffle exagérément trop accéléré que je reculai lentement, ayant peur de provoquer l'énorme ours brun. Emmanuel ne répéta de rester immobile, mais je ne pris pas tout à fait conscience encore de la situation. Mon pied s'est alors entremêlé dans une racine et je me suis aussitôt fracassée contre le sol humide.
Mon coeur se débattait à un rythme fou, désormais et c'est lorsque je relevai la tête que j'aperçus la bête énorme se redresser sur deux pattes, faisant résonner un rugissement épouvantable jusqu'à mes oreilles. Faisant la grimace, je me relevai à une rapidité déconcertante et plutôt étonnante, pour me rendre ainsi jusqu'à un tronc d'arbre, essayant de le gravir, haletante.
En ce moment, je n'avais pas réellement réfléchis à la réaction qui était convenable d'adopter lors d'une rencontre avec un ours : faire le mort. Mais j'avais une sale peur de ces animaux et je n'ai que réalisée ce qui m'avais passer en premier par la tête.
Rendus à quatre mètres, environ, du sol, je pris enfin compte de la présence d'Emmanuel et je pivotai la tête, soudain anxieuse.
Mais ce que j'aperçus me laissai perplexe, ahurie. Emmanuel était paisiblement en pleine examen. Il me reluquait d'un air assez intriguant, un sourire mélangeant la rigolade et l'appréhension aux lèvres. L'ours avait maintenant disparus, ce qui me confirma le temps que j'eus pris pour escalader cet arbre.
Étonnée, je regardai à l'entour de moi, balayant la forêt du regard et aucune trace de bête sauvage, ni de rugissements, d'ailleurs. Je n'avais rien entendus de tel.
« Mais comment est-ce possible ?» me chuchotai-je à moi-même, certaine de ne pas avoir mit plus que cinq minutes pour grimper l'arbre.
Soudain, un craquement sournois retentit à mes oreilles et c'est avec frayeur que je posai le regard sur la branche à laquelle mon pied était posé. C'est alors que cette même branche finit par se casser et je me retrouvai soudainement dans les airs. J'avais fermé les yeux avec rigidité, sentant le vent soulever mes cheveux en l'air. Étrangement, je me sentais voler, comme voltigée. Je ne compris pas tout de suite la circonstance bien plus qu'étrange de la situation. Un cri strident s'envola de ma bouche, mais c'est lorsque le vent avait conclut de souffler, que je ne ressentis aucune douleur, aucune pression sous mon corps, que j'ouvris difficilement les yeux.
Tout me semblait à peu près normal. La douleur ne s'en prit absolument pas à moi, même que je semblais apaisée, mais tendus, évidemment, dépourvus de ma chute libre.
- Est-ce que ça va, Abélia ? S'inquiéta une voix, je dirais, assez proche de moi.
Trop proche...
Je me rendis aussitôt compte des bras qui m'entouraient, qui me protégeaient. Une main était poser sous mes genoux, et l'autre me maintenait de sous l'aisselle. Je me trouvais effectivement dans les bras forts d'Emmanuel. Je tournai délicatement la tête vers son visage, l'apercevant.
Mais comment m'avait-il rattrapé avec la vitesse que j'avais confectionnée en tombant ? Je l'aurais scientifiquement écrasée !
Oh ! J'étais dans les bras d'Emmanuel !
Je me débattis aussitôt, tentent désespérément de retrouver le sol.
- Mais lâche-moi ! Grognai-je en me remuant de toutes mes forces.
Et il obéit sans hésiter, me remettant sur mes pieds. Évidemment, je réussis à perdre pied pour me fracasser sur le sol. Enfin... c'est ce qui se serait passé si Emmanuel n'avait pas intervenus.
Il m'avait agrippé par le bras, m'aidant à maintenir mon équilibre avec aise. Je retirai mon bras avec brusquerie, plissant le front, agacée.
Je n'étais pas un enfant, quand même !
Me ressaisissant, je cherchai son regard, le mien, interrogateur. J'avais des points d'intérogations dessinés sur le front Il essayait de bien se tenir, de paraître neutre et étonné de mon ébahissement, mais c'était faux. Il savait très bien de quoi je me questionnais et j'avais certes l'intention de lui demander !
- Mais comment as-tu fais ça ? Chuchotai-je, sans tout de même m'en rendre compte.
Il me toisa durement, ce qui diminua alors la confiance que j'avais en moi, en l'occurrence et la rigidité que j'aurais voulus adopter pour la question suivante. Je baissai le regard, attendant ainsi une réponse de sa part.
- Je viens de t'épargner une visite à l'hôpital et c'est la seule chose qui te viens à dire !
Et je soupirai d'exaspération, roulant les yeux.
- Merci, soufflai-je, rudement. Et maintenant, dis-moi donc comment as-tu fais pour me rattraper sans que je ne t'écrase.
Il pouffa, haussant les sourcils.
- Et tu crois qu'en faisant cette taille, tu réussirais à m'écraser ?
Il me prenait définitivement pour une idiote, lui ! Dans mon regard, il vu que je n'avais aucunement l'intention d'en arrêter là et il avait raison. Je croisai les bras, insistant le regard. Encore une fois, il se permit de me dévisager avec intensité. Il ne pipait d'ailleurs mot et je commençais à drôlement de manquer de patience.
- J'attends toujours, tu sais !
- Il n'y a rien à expliquer !
Grogna-t-il de mauvaise grâce.
Je fus, une fois de plus, déconcertée par le tond étonnement terrifiant qu'il avait entreprit de confectionné. Je me tortillai sur moi-même, penchant la tête vers le sol. Et après quelques secondes de silence, il décida de rebrousser chemin, sans attendre la pauvre idiote qui se trouvait derrière lieu.
Peut-être avait-il raison, après tout. Il n'y avait aucune explication valable. Nous voyons toujours plus haut que ça ne l'ai lorsqu'on est dans les airs j'étais tellement terrifiée que le temps à passer à une lenteur impressionnante.
- L'ours ne tardera pas à revenir ! M'avertit Emmanuel, me hélant, déjà rendus assez loin de moi.
Une bouffée de crainte s'empara de moi aussitôt phrase entendus et je me précipitai vers lui à une rapidité impressionnante de ma part. Rendus à ses côtés, je l'observai d'un ½il attentif.
- Ah ouais ! Et parlant d'ours, comment à tu fais pour le faire fuir si rapidement ? Insistai-je, certaine de ne pas avoir rêvée.
Je l'entendis souffler d'agacement, mais cette fois, il répondit.
- Si rapidement ? Tu n'as aucune idée combien de temps ça t'a prise, pour grimper cet arbre !
Il avait l'ai si sincère, mais j'en conclut qu'il n'était qu'un excellent acteur.
- Et tu me prend pour une folle à lier ?
Il haussa les épaules, un faible sourire sur ses lèvres.
Je fulminais. J'avais conscience d'avoir un caractère de chien, bien entendus, mais il me mettait hors de moi. Grognant, je l'accrochai fortement et intentionnellement d'un épaule et partis en avant, marchant d'un pas beaucoup plus accéléré.
J'avais certes l'intention d'en avoir le coeur net. Je n'ai pas encore confectionné un plan, mais ça viendra plus vite que je ne le pense, j'en suis certaine. Il n'allait pas si facilement me manipuler ainsi, me prendre pour une petite inculte et idiote !


Montage by her <3

# Posté le mardi 05 août 2008 18:34

Modifié le mercredi 06 août 2008 11:20